I Love Belgium... and you?
Vacances 2008
22/06/2008 @ 18:08 . Catégorie :

En fait je ne réalise pas encore très bien mais alors que je n’avais encore rien de prévu il n’y a pas si longtemps, tout s’est vite décidé au début du mois de mai. Tenez vous bien, je retourne au Québec encore cette année pour rendre visite à John&Maité et leur fils Noam, mais cette fois-ci en compagnie du frère de Maité, François, qui semblait fort déterminer à retourner une deuxième fois au Québec puisqu’il s’y était déjà rendu en hiver 2006. Et par dessus le marché quasi la moitié de notre séjour se déroulera non pas à Montréal mais à NewYork. Non je ne réalise toujours pas. Est ce bien raisonnable ? Vais je tenir le coup face à la démesure qui va me submerger ? Vais je avoir besoin d’une deuxième valise ? Vais je revenir ?
Toujours est il que je fais mon possible pour garder la tête froide avec pour l’instant un seul mot d’ordre, mettre des sous de coté pour être peté de gros euros qui valent beaucoup de petits dollars. Départ fin septembre, plus de détail prochainement.

Il n’y a pas eu beaucoup de mises à jour sur le site ces derniers temps. Il y a plusieurs explications à cela :
- je dois vous parler de mes petites vacances à Bruges le mois dernier mais j’ai beaucoup trop de photos à trier.
- je fais moins de vélo et plus de fitness mais donc un petit peu moins de chose à raconter.
- j’ai recommencer à jouer à Dark age of Camelot, un mmorpg auquel j’ai beaucoup joué par le passé. Je joue raisonnablement mais ça occupe très fort mon temps libre.
- j’ai étudié (si,si) pour mes examens de néerlandais, j’ai bien cartonné normalement. Je suis déjà réinscris pour la rentrée de septembre.


Cantillon, le patrimoine oublié.
19/05/2008 @ 14:59 . Catégorie :

Un peu plus et j’oubliais de vous parler de ma visite de la brasserie Cantillon, situé à proximité de la gare du midi dans le quartie de Cureghem. C’était il y a quelques mois déjà, mes complices François et Judith m’avaient accompagné dans cette aventure au pays du lambic. La brasserie Cantillon est l’exemple type de ce à quoi Bruxellois, anciens et nouveaux, doivent impérativement s’accrocher alors que paradoxalement ceux et celles qui poussent tous les jours les portes de la brasserie pour une petite visite et une dégustation ont plutôt un accent d’outre-manche, voir d’outre-atlantique.

La brasserie Cantillon est dabord un témoignage d’une époque, car c’est malheureusement la dernière véritable brasserie qui existe encore à Bruxelles alors que dans la première partie du 20ème siècle il y en avait énormément. A une époque où l’eau n’était pas propre à la consommation comme aujourd’hui, la bière et plus particulièrement la bière de table était même livrée comme on livrait le lait. J’ai même découvert récemment que mon delhaize tout neuf est construit sur le site de l’ancienne brasserie Chasse Royale, chaussée de Wavre à Auderghem; il y a toujours un bistro qui porte ce nom dailleurs. Mais plus qu’un témoin d’une époque révolue, la brasserie Cantillon est aussi un des plus digne représentant de la bière Bruxelloise, le bien nommé lambic plus connu sous sa forme de Kriek, de Faro ou encore de Framboise. Car contrairement aux procédés classiques de fermentation de la bière, le lambic est une bière dont la fermentation est basée sur des levures sauvages propres à la région Bruxelloises, il n’y a pas de levure ajoutée. Ensuite la brasserie Cantillon est une entreprise familliale, l’actuel maître brasseur Jean-Pierre Van Roy est le mari de Claude Cantillon et leurs enfants comptent bien assurer la perpétuité de l’établissement. N’oublions pas non plus, et c’est important, que la bière produite est une bière traditionnelle dont le gout est resté le même depuis les origines.

Il possible de visiter la brasserie tous les jours sauf le dimanche, vous recevrez bien entendu quelques explications pour comprendre les spécificités du lambic et quelques fois par an il est possible d’assister au brassin public dès l’aube, folklore Bruxellois garantis. Vous trouverez bien entendu toutes les informations sur le site internet de la brasserie www.cantillon.be.

Et voici 2 sites web à bien creuser pour un voyage dans le temps :
C’était au temps où Bruxelles brassait et C’était au temps où bruxelles brussellait.


Printemps 2008, post bifff
17/04/2008 @ 13:42 . Catégorie :

Et bien voila, c’est le retour à la réalité. J’exagère un petit peu mais après 13 jours de festival avec 4-5 films par jour, j’étais quand même dans un état second. Vous pouvez penser que je suis peut-être un peu fou mais en général on me dit plutôt que je suis motivé. N’oublions pas non plus que je bénéficie d’un statut d’abonné au festival, c’est à dire que je fais partie d’un groupe de privilégiés qui ont la possibilité d’acheter un abonnement qui donne accès à toutes les séances et qui permet de voter pour le prix du public. Dans cette optique je considère que je me dois de visionner un maximum de film et quand même rentabiliser un peu le prix de l’abonnement ;) Par contre rentrer vers 2h du matin en vélo et se lever à 8h pour aller bosser, il faut de la volonté mais au moins on se sent vivre.
Cette année j’ai utilisé plusieurs combinaisons d’un petit peu toutes les formes de transport pour faire le trajet aller-retour jusqu’au site de Tour&Taxi, vélo, métro, bus noctis, navette du festival, sans oublier quelques lifts salvateurs. Le secret c’est de bien dormir le weekend et de placer au moins une demi journée de congé pour récupérer quelques heures de sommeil.

Le retour à la réalité c’est surtout mettre de l’ordre dans l’appartement parceque c’était un peu le champ de bataille mais c’est avant tout le retour à la normale avec une constatation difficile, il n’y a définitivement pas assez d’heure dans une journée. Comme je vous l’avais annoncé il y a quelques mois, je suis des cours de néerlandais une fois par semaine et alors que ma classe s’est assez bien dégarnie au fil des mois, je me suis accroché et je réussi assez bien. Le challenge va être de continuer l’année prochaine. Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est que je me suis mis au fitness depuis le mois de janvier. Non pas suite à une résolution de début d’année mais parceque l’hiver pose pas mal de problème pour faire du vélo. Au mois de septembre dernier j’avais décidé de faire du vélo autrement, c’est à dire de faire plusieurs fois par semaine un trajet d’au moins 1h30 mais à un rythme soutenu plutôt que la grosse randonnée hebdomadaire. Et les résultats furent encourageant d’un point de vue perte de poids, j’étais partis au Québec sous la barre psychologique des 100kg. Malheureusement à mon retour l’heure d’hiver m’a empêchè de faire du vélo après le boulot parceque l’obscurité augmente quand même les risques, surtout quand on apprécie les chemins un peu remuant de la forêt de Soignes. J’avais donc dès le mois de novembre la ferme intention de trouver une alternative qui est venue par l’ouverture d’un PassageFitness à 10 minutes de chez moi. Je m’y suis mis sérieusement 3 fois par semaine avec un coach et résultat après 3 mois, je me suis confortablement installé sous la barre des 100kg à 96-97kg, en janvier 2005 mon médecin m’avait pesé à 118kg. Vu que mon employeur m’a offert un abonnement annuel, je ne sais pas où je vais m’arrêter. Le plus amusant sont les gens qui ont parfois un peu de mal à me reconnaitre ;)

En ce qui concerne mes vacances 2008 c’est le flou absolu, mes amis John&Maïté étaient également de retour au pays pendant un bon mois mais j’ai à peine soulevé la possibilité de retourner encore au Québec cette année. Ca ne me déplairait pas évidemment mais pour ça je devrais trouver quelque chose de spécial à faire parceque je peux plus me contenter d’arpenter Montréal pendant 15 jours, ça je connais ;)
Je sais que dans l’absolu je voudrais bien à nouveau quelque chose qui me permette de faire du vélo et/ou de profiter de la nature, j’ai trouvé quelque formules en Suisse qui m’intéressent beaucoup. Cela dit je vais commencer par la Belgique, j’ai décidé de passer quelques jours du coté de Brugges pour faire du vélo dans la région, peut-être même jusqu’en hollande, et si tout se passe bien, y compris la météo, je pars le 30 avril à Brugges en vélo. Je me suis procuré le dvd-rom des cartes topographiques de Flandres dont la dernière version est couplée avec le réseau de piste cyclable (fietsnetwerk), l’outil parfait pour faire le tour de la moitié nord du pays. J’envisage en tout les cas mes sorties à vélo comme un loisir relax et plus du tout comme un sport tant que je continue le fitness.
Mais tout bien réfléchi, je pourrais aussi me contenter de quelques vacances dans les Ardennes, genre du coté de Bouillon où j’allais en vacances familiale il y a 20 ans. J’ai quand même quelques souvenirs des bois de la région et je me dis que ça serait une bonne manière de retrouver les sensations que j’avais ressenties sur le Mont Tremblant. Sans oublier le doux plaisir de pouvoir mettre de l’argent dans une bonne table plutôt que dans un billet d’avion. Que c’est compliqué les vacances…

J’ai également remplacé mon petit appareil photo Canon Ixus 40 par un Canon g9, probablement le plus costaud des pockets. J’espère pouvoir aller plus loin dans la photo et voir une différence dans mes prochaines photos.


Bifff 2008, palmarès etc.
17/04/2008 @ 9:18 . Catégorie :

Vous avez sans doute constaté que contrairement aux autres années, enfin c’était déjà plus ou moins le cas l’an dernier, je n’ai pas fait de compte rendu journalier des projections auxquelles j’assistais. La raison en est fort simple, ce n’est plus possible avec un rythme de 4-5 films par jour si je veux également travailler un petit peu pendant le reste de la journée.

Voici le palmarès de cette année :

Prix pégase du public pour [Rec]
Corbeau d’or pour 13 beloved
Corbeau d’argent ex eaquo pour [Rec] et Stuck
Mention du jury pour The substitute
Melies d’argent pour Frontière(s)

Cette année le palmarès coïncide plus ou moins avec mes films favoris et je dois dire que contrairement à l’an dernier la sélection a été bien meilleure. Selon moi les tendances de l’an dernier se confirment quelque peu, on savait déjà que le fantastique asiatique était complètement essoufflé alors que le cinéma européen est plutôt en pleine forme. Tous le films espagnols, dont [Rec], ainsi que les films britanniques étaient vraiment biens. Je suis désolé pour ceux et celles qui voudraient en savoir un peu plus sur les films que j’ai vu mais j’ai décidé de ne pas m’attarder. Je procèderai sans doute autrement l’an prochain.
Je vous conseil en tout les cas de lire les chroniques de Brigitte Segers, l’envoyée spéciale de la médiathèque.


Brasseries Portes Ouvertes
08/04/2008 @ 14:38 . Catégorie :

Le dimanche 20 avril. A vos agendas !

http://www.brasseriesportesouvertes.be 


JCVD, le trailer
04/04/2008 @ 11:49 . Catégorie :


Bifff 2008, les films
09/03/2008 @ 18:14 . Catégorie :
C’est avec un peu de retard que j’aborde le sujet du festival du film fantastique de Bruxelles 2008. Sans doute que l’horrible affiche m’a un peu refroidi cette année. Mais quoi qu’il en soit je me mets tout doucement sur les starting blocks. La particularité cette année est la présence d’une deuxième salle sur le site de tour&taxis car la collaboration avec le cinéma Nova semble s’être arrêtée cette année.
On notera quelques habitués du festival, Neil Marshal avec Doomsday, Jaume Balagero avec [Rec], Alex de la Iglesia avec The Oxford murder, George Romero avec Diary of the dead, Dario Argento avec The mother of tears et Stuart Gordon avec Stuck. Ainsi que quelques curiosités, le remake usa de Funny Games par Michael Hanneke, Dark Floors avec les gai-lurons de Lordi (oui oui ceux de l’euro-vision) et le pseudo brulot de l’ineffable Uwe Bol, Postal.
Sans plus attendre voici le tableau récapitulatif pour éventuellement vous aider à faire une sélection. Attention vérifiez les heures de programmation si quelque chose vous intéresse.
  = 2ème salle   = la nuit
27/3: The eye        
  Dai-nipponjin        
28/3: Appleseed:Ex machina The detective The oxford murders Diary of the dead Machine girl
  The keep Nothing sacred Others    
29/3 :The hideout Funny games US The cottage    
  [Rec] A l’interieur Black Water The house  
  Dai-nipponjin It’s fine everything is fine 36 steps    
30/3 Penelope The substitute Doomsday The shadow spirit  
  American Zombie Suspension It’s fine everything is fine    
31/3 The appeared X-cross Le prince de ce monde Eden log The devil dared me to
  Nothing sacred I against ghost Wide awake    
1/4 Kala : dead time Bucarest fleish I know who killed me Shiver Dard divorce
  Doctor Infierno The wizard of gore Pop Skull    
2/4 The vanished Timecrimes The broken On evil grounds Joshua
  I against ghost Doctor Infierno Senseless    
3/4 Sweet rain Gong tau Shutter Dark Floors Postal
  Head under water Nevermore Present Rent no utilities  
4/4 Artefacts Flick Mother of tears The rage  
  The aerial Tale 52 Steel trap    
5/4 The island of the lost souls Over her dead body Frontière(s) Exte : hair extensions Jack Brooks: Monster slayer
  Nobody A nocturne Love runs faster than blood    
6/4 Vexille Fist of the north star 13 beloved Epitaph The devil’s chair
  Egon and Donci The vanguard The wall-passer    
7/4 The matrimony Stuck Descendents    
  The vanguard Hyena Filmatron    
8/4 Shadows in the palace The fall      
  The signal        

HD-DVD r.i.p
21/02/2008 @ 10:43 . Catégorie :

Et bien voila, vous en avez probablement entendu parlé, la guerre des formats pour déterminer le successeur du DVD semble terminée, le blu-ray a gagné, le hd-dvd a perdu. La guerre a pris un tourant il y a quelques temps lorsque les studio Warner Bros ont annoncé qu’il abandonnait le format hd-dvd au profis du blu-ray, faisant pencher irrémédiablement la balance.
Si on peut se réjouir en tout cas de la fin de la guerre, il est quand même un peu dommage que ce soit Sony qui en sorte vainqueur, je ne les porte pas dans mon coeur. Sony est encore une des ces étoiles noires de la multi convergence, puisque également très présent sur le marché du films et de la musique, ce qui a pesé dans la balance. Mais n’oublions pas aussi que c’est Sony BMG qui n’a pas hésité à mettre des virus(malware) sur des cd de musique. Heureusement ont est pas obligé d’acheter du matériel Sony.
Mon autre crainte concerne les prix, sachant que la production des disques blu-ray est plus onéreuses, j’espère qu’on va pas se prendre un retour de baton vu que la concurence du hd-dvd disparait.

Quoiqu’il en soit je peux enfin fantasmer quelque peu sur mon futur lecteur blu-ray. Mais ça sera pas pour tout de suite, l’offre en Belgique est vraiment pas terrible.


Flickr mania
19/02/2008 @ 10:20 . Catégorie :

Vous avez sans doute remarqué que j’ai ajouté, depuis quelques semaines, un lien vers mes photos sur Flickr. Je me suis effectivement lancé sous l’impulsion de mon ami John qui s’est très sérieusement mis à la photo depuis bientôt deux ans. Flickr existe depuis un bon moment déjà et j’avais vaguement tenté de m’y mettre à mon retour du Québec en 2005 quand j’ai commencé à mettre mes photos sur ce blog. Je ne sais trop pour quelle raison je n’avais pas accroché à l’époque mais je pense que j’ai toujours été fort frustré des photos qui sont présentées dans des tailles trop petites.
Aujourd’hui je manipule un peu mieux les possibilités de Flickr et je me demande comment j’ai pu m’en passer. Les avantages de Flickr sont nombreux et je pense sincèrement que tout amateur de photos devraient s’y investir. Flickr est tout dabord une solution d’hébergement de vos photos si vous ne pouvez pas vous investir dans un site sur mesure ou que vous avez trop de photos pour les envoyer par email. Mais l’intérêt principal est la communauté qui se forme autour des milliards de photos qui sont hébergées sur Flickr grâce à différent mécanismes qui permettent de partager ses photos et de découvrir celle des autres. Vous pouvez organiser vos photos de différentes manières, grâce à des albums, des classeurs, des mots clés et des groupes publics qui regroupent tout type de centre d’intérêt. Les photos peuvent être également placées géographiquement grâce à un système semblable à google maps, et vous pouvez donc ainsi faire des recherches sur des lieux précis, très intéressant pour préparer des vacances.

Toutes mes photos de mon escapade vélo au Québec s’y trouvent et j’ai commencé à y mettre le reste mais j’en profite pour rafraichir certaines photos. Il n’est pas impossible d’y trouver également quelques inédites. J’ai même carrément créé deux groupes publics, un consacré justement au Parc Linéaire du Ptit Train du nord et et un autre appelé Beer with a view que je vous invite à visiter et qui contient déjà quelques superbes photos.

Distorted Bottle

Sur Flickr, pour visionner les photos dans de plus grandes tailles que le mode par défaut, vous pouvez clicker sur la petite loupe juste au dessus de la photo mais je vous conseille d’utiliser le mode diaporama pour profiter pleinement des photos d’un album ou d’un groupe. Toutes mes photos et mes panoramas sont d’ailleurs visibles en haute résolution.

Il y a vraiment de tout dans les groupes publics, des photos des portes de l’enfer jusqu’aux griffonnages dans votre calepin Moleskine. J’affectionne tout particulièrement un des groupes sur Tokyo et dans un autre style celui des pompes à bière.


Automne Belge
03/02/2008 @ 13:08 . Catégorie :

Non ce n’est pas le Canada, c’est l’hêtraie cathédrale de la forêt de Soignes au mois de novembre. Mais oui vous savez bien, le grand machin vert pas loin de chez vous.

Quelqu’un s’est offert quelques sensations lors de la tempête de la semaine dernière :


Québec 2007, le ptit train du nord (dernière partie)
26/01/2008 @ 12:24 . Catégorie :

Avant de m’effondrer pour la nuit j’ai utilisé le peu de lucidité qu’il me restait pour regarder la chaine météo et malheureusement, après 2 magnifiques journées, la journée du lendemain s’annonçait finalement fort maussade. Mes plans de grandes randonnées étaient compromis.
Au matin de ce samedi 6 octobre, j’ai effectivement du constater qu’il pleuvait un petit peu trop fort pour me lancer dans une grande randonnée. Je n’ai rien contre un peu de pluie mais je ne me voyais pas la subir toute une journée, surtout que je ne connaissais pas du tout la difficulté du parcours que j’avais imaginé et que la pluie n’allait certainement pas simplifier les choses.
J’ai donc pris mon temps et ce n’est que vers 11h30 que je me suis mis en route alors que les éléments se calmaient un petit peu. L’envie de m’enfoncer dans la nature me tenaillait toujours mais j’allais devoir me contenter d’un des sentiers de randonnée accessibles au sommet du Mont Tremblant, plus le temps de descendre l’autre versant, je ne suis pas vraiment taillé pour me balader dans une forêt canadienne en pleine nuit. Il est bien sur possible de gravir le mont à pied, il y a plusieurs sentiers qui le permettent, mais je ne voulais pas que ma randonnée se résume à un effort intensif. Heureusement il y a un sentier de difficulté modérée au départ du sommet du mont qui permet d’atteindre d’autres points culminants, la durée annoncée était de minimum 3 heures. Comme ce sentier faisait partie de mes plans originaux, je n’ai pas hésité.

La pluie était toujours bien là mais c’était supportable et il faut bien dire que la nature prend une autre forme et d’autres couleurs sous la pluie. J’ai assez rapidement constater, à mon grand plaisir, que le sentier est assez technique, vous pourrez remarquer sur les photos qu’en fait de sentier il est plutôt question d’un escalier dément fait de roches et de racines. Je n’ai évidement par croisé grand monde, 2 ou 3 petits groupes mais c’est au bout du sentier que j’ai fait une rencontre inattendue.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)

Le sentier se termine au sommet du pic Johannsen, rien de spécial à voir, juste une clairière avec une pierre commémorative pour les 100 ans des parcs Québécois. Alors que je me reposais un peu avant de refaire le chemin en sens inverse, j’ai remarqué un oiseau anormalement peu farouche qui s’intéressait à moi. Je me suis rapidement fait la réflexion qu’il faisait le coup à tous les touristes qui s’aventuraient jusque là et sans plus attendre j’ai émietté le dernier petit pain au chocolat qui me restait. Comme vous pouvez le constater, il n’a pas fallut 20 secondes pour qu’il vienne se servir dans ma main et il a bien fait 3 passages, ce qui m’a permit de bien le prendre en photo. Je n’en croyais pas mes yeux, je me suis demandé si ce n’était pas un animatronic ou un employé des parcs du Québec, c’était tellement surréaliste comme sympathique récompense alors que j’aurais pu caller mes fesses à l’hôtel, ou plutôt à la micro brasserie. Sans oublier le message sur la pierre commémorative : “La terre n’appartient à personne; elle se donne à tous ceux qui sont assez grands pour l’étreindre. Réjean Ducharme.“. On me l’aurait raconté, je n’y aurais presque pas cru. Certains vous diront god reveals himself in mysterious ways“, je préfère la formule anglophone, je ne suis pas vraiment croyant mais je vais en tout cas prendre ça pour un signe quelconque.
Sur le retour je me suis surpris à accélérer le mouvement, surtout parceque le téléphérique pour redescendre à la station fermait assez tôt, et je dois dire que j’ai pris un certain pied à foncer à la limite de la course sur ce terrain accidenté, m’obligeant à anticiper plusieurs pas à l’avance. Voila donc une activité assez sportive que je vais essayer de reproduire, il faut que j’investigue ce qui se cache derrière des mots comme trekking, raid ou encore course d’orientation. Après ma soif de nature, la soif tout court et c’est à la micro brasserie que j’ai passé la fin de la journée.

Le lendemain j’ai repris mon vélo et quitté Mont Tremblant pour me diriger vers ma dernière étape, Val-David. Je n’avais franchement rien prévu à Val-David, à part trouver un débit de boisson convenable, mais j’avais des expectatives en ce qui concerne mon auberge pour cette étape. Le beau temps était de retour mais il faisait assez frais avec des différences de températures pas fort agréable. Entre ne rien faire au soleil et rouler à l’ombre, il devait bien y avoir 10 degrés de différence. Sur le chemin j’ai pu constaté que je m’éloignais de la brousse, des industries légères commençaient à faire leur apparition.
L’auberge du creux du vent fut à la hauteur de mes espérances, chambre impeccable et confortable certes mais le patron est au fourneau. Je me suis évidemment dirigé vers le menu gastronomique avec deux entrées au poisson et un plat principal de bœuf au calvados. Bon le vélo ça creuse mais c’était tellement bon et j’étais tellement content d’avoir enfin trouver une très bonne table que j’ai repris un deuxième plat principal de civet de chevreuil, non sans provoquer quelques réactions en cuisine. Si vous passez par Val-David, je recommande chaudement cette adresse.
Lundi 8 octobre, il est temps de regagner Montréal, il ne fait pas beau mais au moins il ne pleut pas. Je pense que j’ai eu ma dose et c’est à un rythme soutenu que j’ai atteind la fin du parc linéaire du ptit train du nord à Saint Jérôme d’où j’étais parti en navette 4 jours auparavant.

C’est avec un plaisir certain que j’ai donc retrouvé Montréal et mes amis John&Maité avec qui j’ai pu partager quelques moments tout particulier puisque Maïté était enceinte de 7 mois et qu’à l’heure où j’écris ces lignes le petit Noam affronte son premier hiver Québécois. J’ai l’intention de vous raconter encore deux ou trois bêtises sur le restant de mon séjour à Montréal sans oublier quelques photos, mais voila qui clôture en tout cas l’épisode de mon escapade dans les Laurentides. Je ne pense pas avoir de conclusion particulière à apporter, je suis très content de la manière dont ça s’est déroulé sachant que c’était une première pour moi de planifier tout ça, mes attentes ont été comblées, reste la facture qui fut un peu douloureuse. Quant à l’envie de remettre ça, c’est plus compliqué, on en rediscutera.


Québec 2007, le ptit train du nord (2ème partie)
18/12/2007 @ 0:21 . Catégorie :

La météo de ce vendredi 5 octobre s’annoncait merveilleuse comme la veille et j’avais prévu de ne pas perdre trop temps pour arriver le plus tot possible à l’étape suivante. La raison en est très simple, mon étape suivante n’était autre que Mont-Tremblant, la station de sport d’hiver fort prisée en Amérique du nord. D’après mes investigations Mont-Tremblant méritait que je m’y attarde, c’est pourquoi j’avais prévu d’y arriver assez tot mais également d’y rester un jour supplémentaire, cassant ainsi le rythme vélocypédique de mon escapade. Petite paranthèse en ce qui concerne l’organisation de mon escapade, je laissais donc mes bagages à l’étape et je les retrouvais quelques heures plus tard à l’étape suivante, sans le moindre accroc. Après un solide petit déjeuner, je me suis donc relancé sur la piste, non sans m’arrêter régulièrement parceque j’en ai pris plein les yeux sur cette partie du parcour mais je suis arrivé comme prévu à Mont-Tremblant en tout début d’après-midi. Pour vous faire vivre un grand moment de vélo, je n’ai pas résisté à l’envie de faire une petite vidéo en roulant.

En ce qui concerne Mont-Tremblant, il faut faire quelques distinctions car la ville se divise en trois parties, le secteur Saint-Jovite où résident en majeure partie les habitants, le secteur du village et la station de ski proprement dite. C’est même un peu confu parcequ’il y a deux sites internet du tourisme dont un spécifiquement pour la station de ski. Sachant qu’il ne faut pas confondre le secteur du village avec le petit village à l’intérieur de la station. Mon hotel était dans le secteur du village en plein sur le parc linéaire tout comme les autres hébergements que l’on m’avait proposés. L’avantage du secteur du village est qu’on est pas trop loin de la station sans y être. La station étant un amalgame d’immeubles “carton-pâte disney” et de logements friqués où les ontariens viennent rouler des mécaniques en hiver. L’arrivée à Mont-Tremblant fut des plus éblouissante mais après un petit arrêt à l’hotel je me suis dirigé directement vers la station et le mont proprement dit en empruntant la bien nommée piste multi fonctionnelle. J’ai pris un pied assez incroyable sur cette petite piste qui offrait quelques sensations de dénivelé au milieu d’un feu d’artifice de couleurs. Si cette piste est également prévue pour le roller, plusieurs panneaux indiquent qu’elle est réservée aux experts car un virage raté et c’est la rivière 10 mètres plus bas.

Mon contact avec la station fut quand même bien enjoué, j’ai bien rigolé sur le téléphérique, appelé le cabriolet parceque les cabines sont ouvertes, qui traverse le centre de la station jusqu’au pied du mont où un autre téléphérique permet d’atteindre le sommet. Il y avait quand même du monde pour la saison des couleurs, dont pas mal de japonais, et c’était la veille du long weekend de l’action de grâce plus connu sous le nom de Thanksgiving qui est fêté plus tôt au Canada qu’aux usa. Il faut savoir qu’il y a bien 2 ou 3 terrains de golf, les activités ne manquent pas en dehors de la saison hivernale.

Pour mon passage à Mont-Tremblant j’avais échafaudé un petit plan pour m’enfoncer dans la nature et ainsi me différencier du touriste lambda qui se contente de prendre le téléphérique jusqu’au sommet pour redescendre 20 minutes plus tard. Il faut savoir que de l’autre coté du mont se situe le parc de Mont-Tremblant, zone protégée qui fait partie des nombreux parcs de Québec. Malheureusement on m’avait fortement déconseillé d’essayer d’atteindre le parc à vélo parceque la route n’est pas adaptée, alors que sur place il y a des sentiers prévus pour. Bref mon intention était de tenter d’atteindre le parc à pied en passant par le mont mais une journée complète était nécessaire, raison pour laquelle je restais à Mont-Tremblant le lendemain. Je devais donc profiter du mont comme tout le monde pour ne pas perdre de temps le lendemain mais une fois au sommet j’ai quand même fait un petit repérage pour trouver les sentiers que je comptais prendre le lendemain.
La station ne manque pas d’établissements mais dès le couché du soleil j’ai bien entendu élu domicile à la microbrasserie locale “La diable”. J’y ai même dégusté une excellente poutine; oui oui ça existe et ça m’a même étonné parceque j’en ai quand même déjà gouté quelques unes. Dans ce cas-ci les frites étaient déjà très nettement au dessus de la moyenne Québécoise, la sauce était bien poivrée et le fromage était d’avantage fondu que lors de mes précédentes dégustations, détail qui m’a semblé déterminant parcque jusqu’ici j’ai toujours trouvé le fromage de la poutine comme un élément perturbateur. Bref j’étais tout content d’avoir enfin apprécié ce met tout droit sorti des abîmes diététiques. J’avais fort heureusement rangé mon vélo à l’hotel et c’est grâce à un bus navette bien pratique et très ponctuel que j’ai retrouvé mon hotel vaille que vaille.